Pourquoi un chien, et surtout... un cocker?

Le cocker, le début d'une histoire...

 

Avoir un chien, je crois que c'était mon but depuis que je suis toute petite. Mes grands-parents paternels avaient une petite ferme dans la campagne charentaise, avec vaches, poules, lapins, cochon, et des chats, beaucoup de chats, et un chien. J'étais toujours en sa compagnie. Je pense que le lien fort avec les chiens me vient de là.  

Avec mes parents, nous vivions à l'époque à Narbonne en appartement, et aussi longtemps que je me souvienne, je leur disais souvent que je voulais un chien. Leur réponse? "non, tant que nous vivrons en appartement, ce ne sera pas possible"

Alors j'ai eu des poissons rouges, puis des gerbilles...


Ensuite, nous avons quitté le Midi que j'aimais tant pour la Charente-Maritime. Et là, mes parents avaient trouvé une maison à louer pour la famille. Enfin, une joie pour moi, car celà signifierait peut-être que nous pourrions avoir un chien, du fait que nous avions un terrain clos! Je revenais donc à la charge auprès de mes parents. A ma grande déception, leur réponse était toujours négative : "nous sommes locataires, il vaut mieux que nous ayons notre propre maison".

Un an après, mes parents faisaient construire!! Mes espoirs d'avoir un chien revenaient à la surface. Après quelques mois de travaux, nous emménagions dans notre nouvelle maison. Alors, l'occasion pour moi de récidiver! Et la réponse des parents : "le terrain n'est pas cloturé, on ne peut pas"... Alors pourquoi ne pas faire une clôture? répondis-je!

"Tant qu'à clôturer le terrain, il faut s'arranger avec les voisins!" Oui, mais... nous étions hélas les premiers à avoir fait construire dans le lotissement, et au fil des années, personne n'avait fait construire...

Quelques années plus tard alors que j'étais au lycée, une copine m'apprenait que sa chienne cocker avait eu 4 chiots, 2 mâles et 2 femelles, et que 3 seulement étaient réservés. Ils avaient 2 jours quand elle me l'a annoncé. Ils ne savaient donc pas quoi faire du dernier chiot qui n'était pas réservé. Quand je lui ai demandé si ses parents les vendaient, elle m'a répondu qu'ils les donnaient.

Enfin, peut-être un espoir pour avoir le chien dont je rêvais tant depuis des années?


J'ai donc rapidement épluché les revues "30 millions d'amis" que j'avais en ma possession, en recherchant des articles sur les cockers.

Bingo! j'avais trouvé un numéro spécial sur la race! Je me suis donc précipitée pour en parler à mes parents, vanter toutes les caractéristiques de cette race que j'aimais particulièrement (j'avais des bibelots, cadres, et cartes à l'effigie des cockers).

Cette fois, la réponse n'était pas négative, mon père s'est contenté de me dire "il faudrait les voir, les chiots."

Dès le lendemain, j'en parlais à ma copine de classe, dans la soirée, un coup de téléphone entre nos parents respectifs pour convenir d'un rendez-vous pour voir les petites merveilles.

Le week-end qui suivit, nous étions là, chez ma copine, à contempler ses adorables petits bouts de 5 jours à peine. J'étais très excitée!! et mon petit frère aux anges!

Avant de partir, je demandais à mon père ce qu'il avait donc décidé. Et quand il m'a dit "on choisi le plus gros des 2 mâles", je n'en revenais pas, je pleurais de joie tellement c'était inespéré!

Ca y est, j'allais enfin avoir mon chien, à 17 ans!! Comme quoi il ne faut jamais désespérer!

Mais voilà, la question du terrain non clos était toujours d'actualité. Quand j'ai soulevé le problème, mon père m'a répondu qu'on allait faire la clôture, mais qu'il allait falloir que je l'aide. Et bien... je l'ai aidé, tout l'été, à faire les travaux. Mais ça valait le coup.

 

Quelques semaines plus tard, Pepsi était enfin à la maison, et a fait la plus grande joie de la famille par son caractère si facile, si câlin, si discret... une bonne pâte comme on dit, débordante d'affection.

Certes, ce n'était pas un cocker pure race, mais je l'aimais tel qu'il était.

Il nous a quitté en Novembre 2005, il avait 11 ans...


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